Un bordel pas possible. Et tout se mélangeait sans cesse. Comme si l'on voulait brouiller les cartes. Incompréhensible ...

Un bordel pas possible. Et tout se mélangeait sans cesse. Comme si l'on voulait brouiller les cartes. Incompréhensible ...
Je pensais à lui. Qu'était-il en train de faire ?
Où était-il à cet instant précis ?
Et avec qui ?
Et notre vie, à quoi allait-elle ressembler ?

Chaque pensée me tirait un peu plus vers le fond. J'étais si fatiguée. J'ai fermé les yeux. Je rêvais qu'il arrivait. On entendait le bruit de ses pas. Il s'asseyait près de moi, il m'embrassait et posait un doigt sur ma bouche. Je peux encore sentir sa douceur dans mon cou, sa voix, sa chaleur, l'odeur de sa peau, tout est là.
Tout est là ...
Il suffit d'y penser.

La dernière fois que nous nous sommes enlacés, c'était moi qui l'embrassait. Il s'était laissé faire.

Pourquoi ? Pourquoi s'était-il laissé embrasser par une femme qu'il n'aimait plus ? Pourquoi m'avoir donné sa bouche ? Et ses bras ?
Ça n'a pas de sens ...

Je n'ai pas envie de croiser son regard. De peur d'être mise à terre sous le poids des regrets. Je n'arrive même plus à le lire. Avant il suffisait d'un rien, lorsque l'on se regardait, tout passait à travers ce regard. Nous seuls pouvions ressentir et comprendre ça.

Et de nouveau, les larmes sont venues.

Je me disais : « Allez, il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les larmes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page. Penser à autre chose. Mettre un pied devant l'autre et tout recommencer. »

On me l'a dit cent fois. Mais pense à autre chose, la vie continue.
Oui je sais, je le sais bien. Mais comprenez-moi :
Je n'y arrive pas.




C'est peut-être pas la fin. On met sur pause, arrêt sur image. Je me sauve moi-même en quelque sorte.

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 14:44

Modifié le samedi 24 janvier 2009 10:20

Je n'sais pas, où je vais.

Vingt et une heure cinquante cinq. A quoi pense t'elle ? Peut-être qu'elle ne pense à rien, pas même à lui. Mais ces pensées sont arrêtées, elle attendent comme elle, en silence. Tout est si calme, tout est si lent. On peut apercevoir quelques larmes dans ses yeux. Il la regardait, assis là, sans rien dire. Pourquoi chercher à saisir son regard ? Elle ne sait pas ce qui est en elle, ce qui la trouble, ce qui l'inquiète et l'irrite à la fois. Elle a peur, peur du vide. De retomber. Elle sait que tout est différent, elle le ressent. Elle sert fort ses lèvres, comme elle le fait souvent, pour ne pas laisser échapper sa peur. Elle ferme les yeux et sent une ivresse l'envahir. Comme si elle avait trop bu et trop fumé. Elle voudrait s'allonger, n'importe où, par terre, contre un coin de mur, les genoux pliés contre son ventre, pour retenir les coups de son coeur qui jettent des ondes à travers son corps. C'est sa faute à lui, mais lui on ne peut pas savoir ce qu'il pense de tout cela. Elle s'en fout, elle n'avait pas ressentit ça depuis longtemps, déjà. Elle a croisé son regard, elle a senti son coeur tout d'un coup qui paniquait. C'est drôle, un coeur qui a peur, ça fait " boum, boum, boum ", très fort au centre du corps, comme si on allait tomber. Pourquoi a-t'elle peur ? Elle ne sait pas très bien, ses pensées sont indifférentes. C'est comme si à l'intérieur de son corps, quelqu'un d'autre s'affolait. En tout cas, elle serre les lèvres et elle respire doucement. Pour que personne ne se doute de ce qui se passe en elle.
Je n'sais pas, où je vais.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 18:23

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 09:13

ALWAYS LOVE.

Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, elles s'aident à se relever.

ALWAYS LOVE.

# Posté le lundi 22 décembre 2008 06:18

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 15:57

Au fond, j'étouffais, j'étais terrorisée.

Au fond, j'étouffais, j'étais terrorisée.
" Et puis, qu'est-ce que ça veut dire différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... "

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 08:36